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Mortalité par cancers et environnement

La mortalité par cancer, qui était de 4% au début du XXe siècle, s'élève actuellement à près de 30% et les chiffres sont en augmentation constante. Même si les possibilités de guérir d'un cancer atteignent aujourd'hui plus de 50%, rien de permet d'enrayer cette pandémie moderne.
L'explosion des cancers depuis la seconde guerre mondiale, et plus particulièrement depuis ces 25 dernières années, est liée à la dégradation de l'environnement. Le cancer ne vous tombe pas dessus par hasard, mais résulte d'années, voire de dizaines d'années d'erreurs.
En France, le tabagisme reste à l'origine d'environ 23% des cancers. En 2000, près de 10 000 décès par cancer étaient attribuables à l’alcool.

Les autres cancers (environ 70%)  proviennent de la pollution environnementale. 


Les études épidémiologiques démontrent que l’incidence de certains cancers varie de 1 à 50 suivant les pays. Les cancers affectent essentiellement les populations des pays développés, où les aliments sont transformés et contiennent des molécules ajoutées tels que les additifs alimentaires naturels ou chimiques. Cette variation semble liée plus aux facteurs environnementaux qu’aux facteurs génétiques, comme nous le montre une étude comparative effectuée sur les populations migrantes entre les USA et le Japon.
Aux USA les cancers du sein, du côlon et de la prostate dominent, alors qu’au Japon c’est le cancer de l’estomac qui est le plus fréquent.

On pourrait penser que ces écarts proviendraient d’une différence génétique entre ces deux populations, mais il n'en est rien. Les fréquences de cancers du sein chez les Japonais qui ont émigré à Hawaï et en Californie sont voisines de celles des populations blanches qui y habitent, et nettement supérieures à celles des Japonais résidant au Japon.

Les facteurs environnementaux comprennent, les agents pathogènes, les rayonnements et les produits chimiques.

 

• Agents pathogènes (virus et bactéries)

Un grand nombre de leucémies et de lymphomes, de sarcomes, les cancers du nasopharynx, les cancers primitifs du foie, les cancers du col de l’utérus - soit environ 5 à 10 % des cancers - sont certainement ou probablement d’origine virale. Tel est le cas du virus HTLV1, à l’origine de certaines leucémies, du virus d’Epstein-Barr (virus EB) pour les lymphomes de Burkitt et les cancers du nasopharynx, du virus de l’hépatite B pour les cancers primitifs du foie, des papillomavirus pour les cancers du col de l’utérus, etc., et même du virus du Sida (HIV), qui bien que non cancérigène en lui-même favorise l’apparition des cancers. En réalité ces virus peuvent être classés en trois groupes distincts :

1.   ceux qui eux-mêmes cancérigènes, apportent à la cellule un ou plusieurs oncogènes. Tel est le cas des rétrovirus, en particulier du virus leucémique HTL1 ;

2.   ceux, qui bien que ne comportant pas d’oncogènes, en s’insérant dans le génome à côté d’un protooncogène cellulaire, l’active et le fait devenir un oncogène. Tel est le cas du virus de l’hépatite B ;

3.   ceux, qui, bien que non mutagènes, participent à l’émergence des cancers en favorisant leur promotion. Tel est le cas du virus du sida, qui en induisant un déficit profond et prolongé du système immunitaire permet à d’autres virus cancérigènes de se multiplier ou à d’autres cancérogènes chimiques, d’intervenir.


Les bactéries intestinales (la flore de putréfaction) seraient responsables d'une partie des cancers digestifs. De très nombreuses études épidémiologiques accréditent l'idée selon laquelle manger chaque jour des fruits et légumes variés et en quantité suffisante diminue le risque de survenue de certains cancers. Il faut rappeler les étonnantes rémissions et guérisons de cancers obtenues par la doctoresse Kousmine, notamment avec l'adoption d'un régime alimentaire  réintroduisant les huiles de première pression à froid et la pratique des lavements.

Rayonnements

Les rayonnements sont officiellement à l’origine de 1.5% des cancers en France.  Mais les chiffres sont sous estimés et le pourcentage est en forte augmentation, suite à l"irradiation micro-onde (téléphonie mobile, téléphonie DECT, antennes relais, wifi, etc...)
 
A la radioactivité naturelle est venue s'ajouter depuis la dernière guerre, la radioactivité artificielle.

Aux 500 ou 600 explosions nucléaires, s'ajoutent les rejets radioactifs solides, liquides et gazeux des centrales nucléaires et la radioactivité libérée par les accidents nucléaires majeurs (Tchernobyl, Fukushima).
Les rayons X (radiologie) et gamma (radioactivité naturelle et artificielle) cassent les chromosomes à l'intérieur des noyaux cellulaires. Les habitants des terrains granitiques sont statistiquement plus atteints par le cancer du poumon, suite à l'inhalation de radon radioactif.

Les ultraviolets (UV) sont des cancérigènes mutagènes, à l’origine de cancers de la peau. L’exposition solaire trop fréquente sur les lieux de vacances et la raréfaction de la couche d’ozone stratosphérique, augmente la quantité d'UV reçue par la peau. La peau bronze sous l’influence des UV et vieillit .plus rapidement.

La nocivité des hyperfréquences pulsées est largement méconnue, voire niée par les lobbys de la téléphonie mobile. D
e nombreuses études ont cependant démontré les puissants effets des hyperfréquences pulsées sur la matière vivante. On observe des cassures d’ADN in vitro et des cancers dans les études in vivo sur animal.

Le 27/05/11, l'agence Internationale pour la Recherche sur le Cancer (IARC / CIRC) a classifié les hyperfréquences probablement cancérigènes pour les humains (Groupe 2B), basé sur un risque accru de gliome, un type malin de cancer du cerveau, associé à l'utilisation du téléphone portable.

Les ondes électromagnétiques basse fréquence sont également impliquées dans le cancer, par une action promotrice. La sécrétion de la mélatonine, l'hormone anticancer, est pertubée à partir de 200 nT.
Depuis 2002, les champs électromagnétiques (CEM) basse fréquence sont classés dans la catégorie des cancérigènes possibles par le CIRC (Centre International de la Recherche sur le Cancer).

Produits chimiques

Depuis ces cinquante dernières années, plusieurs millions de molécules chimiques ont été dispersées dans l’environnement et environ 100.000 ont été commercialisées sans contrôle toxicologique suffisant. Sur ces 100.000 molécules, moins de 5.000 ont été étudiées pour leur effet sur la santé humaine et seulement quelques centaines pour leurs effets cancérigènes.

Compte tenu des données disponibles, il est clairement établi que nombre de ces molécules ou produits sont mutagènes :

·          Les composés organiques volatiles (COV) : HAP, benzène, chlorure de vinyle monomère (CVM), formaldéhyde, contaminent l’organisme par voie respiratoire ;

·   Les nitrates, nitrosamines et nitrosamides, pesticides organochlorés, les dérivés azoiques, les dioxines, contaminent par voie alimentaire ;

·         Certains pesticides, en raison de leurs propriétés oestrogéniques ou antiandrogéniques agissent comme promoteurs ;

·   De nombreux métaux lourds (le plomb, le chrome, le nickel, le cadmium etc.) administrés à dose supraphysiologique agissent en tant que mutagènes, promoteurs ou cocarcinogènes (voir le tableau ci-dessous).

Tous les produits chimiques précédemment cités sont classés comme cancérigènes certains ou probables chez l’homme.

http://videos.next-up.org/EhsTvNews/Belpomme_Dominique_maladies/

Les différents facteurs de cancérisation liés au mode de vie et à l'environnement :

 

Cancérigènes

Cocarcinogènes

Mutagènes

Promoteurs

Mode de vie

- Tabac1

- Hormones et facteurs de croissance endogènes2

- Hormones exogènes : Pilule, Traitement substitutif de la ménopause

- Alcool

Environnement

- Virus
- Bactéries
- Rayonnements (radioactivité, UV, hyperfréquences, micro-ondes)
- Produits chimiques : Amiante4, HAP3, Benzène et dérivés3, Pesticides organochlorés5, Dioxines5, Colorants azoïques, Nitrites, Nitrosamines, Nitrosamides, PCB, Chlorure de vinyle (monomère)3, Formaldéhyde et dérivés, béta Naphtylamine etc.

- Pesticides organochlorés3

- Dioxines5

- Résidus hormonaux

- Métaux lourds6

HAP : Hydrocarbures aromatiques polycycliques, RA : Radioactivité, UV : Ultraviolet, PCB : Polychlorobiphényls
1 - Contient des HAP, des nitrosamines (mutagènes) et des métaux lourds (cocarcinogènes).

2 - Liés au surpoids ou à l'obésité.

3 - Véhiculé par des fines particules carbonées (poussières).

4 - Fibres plutôt que poussières, vectrices d'oxydes ferreux mutagènes.

5 Les pesticides organochlorés et les dioxines agissent généralement en tant que perturbateurs endocriniens ou immunosupppresseurs mais certains d'entre eux sont aussi mutagènes, car génotoxiques.

6 - Plomb, chrome, nickel, cadmium. Certains agiraient aussi par un effet mutagène direct.



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