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Fusion chaude

La fusion chaude (dite thermonucléaire) est réalisable en obtenant des pressions et des températures extrêmes telles que celles régnant dans le soleil, dans l’explosion d'une bombe atomique (bombe à Hydrogène) ou de façon plus contrôlée dans des installations telles Tore supra, JET à Oxford ou ITER à Cadarache.

Chronique d’une faillite annoncée

Au delà des sommes considérables affectées à la réalisation d’Iter - sommes qui seraient tellement plus utiles et créatrices d’emplois si elles étaient affectées à l’utilisation de l’énergie solaire qui nous arrive naturellement plutôt que de vouloir reconstituer le soleil en usine- des études récentes montrent que ce projet a peu de chances d’aboutir et que surtout il est très dangereux. Iter est basé sur la technologie de la fusion : On sait en physique que si on fusionne deux atomes très légers (ceux du début de la classification), on obtient un atome plus lourd mais dont l’énergie du noyau est inférieure à celle de la somme des deux noyaux initiaux. Cela provoque l’émission de neutrons dont l’énergie peut être partiellement récupérée sous forme de chaleur pour faire bouillir de l’eau et actionner une turbine. Rappelons le, le nucléaire n’est que l’une des façons de faire bouillir de l’eau, la plus mauvaise, la plus dangereuse pour l’humanité. Sauf que cette opération théoriquement intéressante est d’une extrême complexité technologique et dangerosité.

Il s’agit donc de la filière de la « fusion », ou de la « fusion contrôlée », souvent résumée par l’expression « mettre le soleil en boîte », que les nucléocrates espèrent développer en fusionnant le deutérium et le tritium, deux formes de l’hydrogène (on dit des isotopes de l’hydrogène). Portés à des centaines de millions de degrés dans des réacteurs appelés « tokamak », les atomes sont à l’état de « plasma », état physique de la matière dans lequel les atomes sont « ionisés », ils portent une charge électrique, c’est ce qui se passe dans un éclair de foudre. Cela rend leur manipulation des plus difficiles. Notons que les « experts » chargés de convaincre les politiques et d’endormir le public se gardent bien de signaler l’extrême difficulté et dangerosité de ce projet.

ITER, dont la construction a commencé sur le site de Cadarache, est présenté comme la dernière étape avant la construction d’un réacteur produisant de l’électricité de façon industrielle à l’aide de la fusion nucléaire. D’autres tokamaks existent actuellement dans le monde. Le plus grand d’entre eux est le tokamak européen JET (Joint European Torus), implanté à Culham au Royaume- Uni. Le tokamak actuellement en opération à Cadarache est Tore Supra. Rappelons que Cadarache est situé sur la fameuse faille d’Aix en Provence-Durance qui encaisse la pression de la plaque Afrique sur la plaque Europe, le risque sismique y est considérable.

Démarré avec un « devis » de l’ordre de 2 à 4 milliards d’Euros la fourchette des estimations se situe à présent entre 16 et 19 milliards d’Euros. Ceci hors

fonctionnement et prévision de démantèlement. Ce quadruplement du budget en dit long sur la fiabilité des études...

De toutes façons ce projet a toutes chances de ne pas aboutir: une thèse récente et diverses analyses mettent en évidence que Iter ne peut échapper à des phénomènes d’instabilité appelés « disruption » qui se traduisent par de véritables coups de foudre détruisant la structure et libérant le tritium dans l’environnement.

Maintenir un plasma dans un état stable à très haute température est en fait très difficile. Des événements imprévus peuvent se produire lors de la décharge et mettre en péril le fragile équilibre du plasma. Lorsque celui-ci est irrémédiablement détruit, il y a alors disruption qui se déroule sur un laps de temps de l’ordre de quelques dizaines de millisecondes pendant lesquelles toute l’énergie du plasma est perdue Ces phénomènes sont imprévisibles et ne peuvent être combattus compte tenu du fait qu’ils se déclenchent à très grande vitesse. Une fuite, un dysfonctionnement dans le système qui crée le champ magnétique de confinement, ou simplement des poussières détachées de la paroi peuvent en un millième de seconde provoquer un décrochage complet. La température du plasma s'effondre, le champ magnétique devient chaotique, cessant de se boucler sur lui-même, l'énorme courant électrique se projette sur la paroi selon un arc électrique. Les colères d'Iter qui, prédisent les spécialistes, atteindront les 15 millions d'ampères, perforeront une paroi d'un centimètre d'épaisseur, composée à 80 % d'un métal toxique et cancérigène, le béryllium, dont la température de fusion n'est que de 1280°C, et s'accompagneront de forces gigantesques (de 5000 à 15.000 tonnes) endommageant gravement la machine.

Ce projet a donc toute chance de ne jamais aboutir à des résultats exploitables, il constitue une immense arnaque qui pompe des budgets qui pourraient être tellement utiles autrement.

L'immense majorité des gens, y compris les politiques et les décideurs, n'en savent pas plus que ce qu'on leur sert à longueur d'année, dans des documents de propagande. ITER, deux fois plus grand que le JET, sera « le Soleil dans une éprouvette », « l'énergie illimitée ». Une « machine du futur » qui ne devrait produire ses fruits, c'est à dire de l'énergie électrique, qu'à la fin du siècle, à travers ses successeurs, DEMO, puis PROTO, avec à chaque fois un gain en taille. Le seul objectif officiel du projet ITER est de réaliser ce plasma durant plus de 400 secondes en produisant plus d’énergie qu’il en consomme, mais cela relève du fantasme scientifique pur et simple.

Autre miracle à attendre : Pour récupérer la chaleur des neutrons produits par Iter qui ont une énergie dix fois supérieure à ceux d’un réacteur à fission, et sont donc très irradiants, il faut une enceinte de confinement où d’un côté il y aura 100 millions de degrés, de l’autre une température très basse, celle de l’eau. Problème ; on ne sait pas faire. Aucun matériau connu ne peut satisfaire aux exigences requises.

Remarquons que ces études intéressent la Défense, le tritium étant un élément essentiel des bombes thermonucléaires, on peut supposer qu’Iter n’est que le cache-sexe d’un centre militaire sur la fusion, le Laser Mégajoule, de même que le nucléaire civil alimente en uranium et plutonium le nucléaire militaire!

Prix Nobel de physique, P.G de Gennes, partisan convaincu du nucléaire, déclarait en 2006 « ITER je n’y crois malheureusement plus ». Mais Iter est aussi excessivement dangereux : Également prix Nobel de physique, le chercheur atomiste japonais Masatoshi Koshiba exprime « ITER est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination environnementale. Le tritium est hautement toxique avec une dose mortelle de 1mg. » Les 2 Kg présents dans ITER « pourraient tuer 2 millions de personnes. » et « une grande partie des nappes phréatiques sera contaminée, ce qui crée un risque extrêmement grave pour l’environnement. ». En effet le tritium, gaz très volatile, passe à travers les métaux, intègre facilement la chaîne alimentaire, et les organismes, puisque c’est de l’hydrogène qui rentre dans la composition de l’eau et des molécules organiques du vivant…

 

 

Pour plus d’informations

http://www.jp-petit.org/chronique.pdf

 

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