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Protection radioactivité

Les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima nous rappellent qu’avec l’industrie nucléaire le risque zéro n’existe pas. Les nuages radioactifs se s'arrêtent pas aux frontières. La thyroïde et la moelle osseuse sont les principaux organes touchés par la pollution radioactive.
L'iode 131 est absorbé par la thyroïde pour la fabrication d'hormones. 

En France, suite à l'accident de Tchernobyl, la fréquence des cancers de la thyroïde et des nodules thyroïdiens est passée de 2% à 12% de la population. Les cancers apparaissent avec un décalage de 3 à 15 ans après l'exposition.

Augmentation du nombre de cancers de la thyroïde après Tchernobyl. Taux d'incidence pour 100000 habitants qui étaient enfants ou adolescents en 1986. Elle aurait pu ne pas exister si les jeunes victimes avaient pris des comprimés d'iode et mangé des aliments iodés (sel ou lait).

Le césium 137 se fixe préférentiellement dans la moelle osseuse. Il entraîne à faible dose, une atteinte cardiovasculaire, un trouble du métabolisme du cholestérol, des hormones thyroïdiennes, et des malformations congénitales. A plus forte dose, il affecte la moelle osseuse (leucémies), provoque un important déficit immunitaire, ainsi que des troubles hépatiques et rénaux. La longue persistance du césium 137 (demi-vie de 29 ans) rend son ingestion particulèrement dangereuse.

La pollution radioactive apparaît souvent comme une pollution ultime contre laquelle on ne peut rien. Cependant, les expériences dramatiques passées (Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl), ont permis d'éprouver des méthodes tout à fait efficaces. Les mesures préventives et curatives sont d'autant plus indispensables si l'on habite à moins de 100 km d’une centrale nucléaire ou d’un site de retraitement.

http://videos.next-up.org/France3/C_est_pas_Sorcier_Exercice_surete_centrale_nucleaire_France_Intervention_CRIIRAD/15_01_2012.html


Comprimés d’iode.

La prise d’iode stable sature la thyroïde, ce qui l'empêche d'absorber l'iode radioactif. L'utilité  de l"iode pour protéger la thyroïde contre les aérosols radioactifs n'est plus à démontrer. Encore faut-il que l'iode soit donné à temps, car il assure une protection de 6 heures.
La protection optimale est obtenue lorsque l'iode est absorbé une heure avant le passage d'un nuage radioactif. La protection n'est plus que de 90% si la prise a lieu au moment même de l'inhalation. Elle atteint seulement 50% si la prise a lieu 6 heures après l'inhalation. La prise  doit être renouvelée jusqu'à l'arrêt des rejets radioactifs. La courte demi-vie de l'iode 131 (8 jours) fait décroître rapidement le risque sanitaire.

Les comprimés d’iode devraient se trouver en bonne place dans toutes les pharmacies familiales. La posologie journalière pour un adulte est de 100 mg d"iode, soit 130 mg d'iodure de potassium par jour. Les comprimés d'iodure de potassium sont disponibles dans les pharmacies (distribution par la pharmacie des armées). Une alternative est d'absorber 80 gouttes de teinture d"iode pharmaceutique (lugol).
La posologie journalière pour un enfant (3 à 12 ans) doit être réduite de moitié, soit  50 mg d'iode ou 65 mg d'iodure de potassium.
Pour les enfants de moins de 3 ans, la quantité à absorber est de 25 mg/jour.
Les effets indésirables sont rares (allergie à l'iode, thyroïdite, hyperthyroïdie).
La mesure préventive consiste à remplacer le sel raffiné dans l'alimentation par le sel de mer (gris) naturellement iodé.
Attention, les comprimés d'iode ne sont des pilules antiradiation. Cela ne protège nullement contre le Strontium, le Césium, le Cobalt et les autres radioéléments.

 

Bleu de Prusse.

Le bleu de Prusse (colorant couramment utilisé dans la palette des peintres) est une grosse molécule capable de piéger le césium 137 (demi-vie de 29 ans) en l’enfermant dans une sorte de cage miniature dont il ne peut plus s'échapper. La taille de la molécule de colorant l'empêche de passer dans la circulation sanguine ce qui conduit à son élimination par la voie intestinale (blocage de la circulation entéro-hépatique). Administré à des animaux, les résultats sont spectaculaires : la radioactivité est réduite de 50 à 75%.

L'ingestion de particules radioactives avec l'alimentation rend l'irradiation plus difficile à traiter. Le traitement devra être initié dès qu’une contamination au césium est suspectée. Le traitement par Bleu de Prusse demeure efficace même administré longtemps après la contamination.

 

Le Bleu de Prusse ne dispose pas à ce jour d'AMM (autorisation de mise sur le marché) en France mais possède une AMM notamment en Allemagne et aux Etats-Unis (Radiogardase).

Posologie. Adultes et Adolescents de plus de 12 ans : 3 grammes à répéter 3 fois/ jour par voie orale. Lorsque la radioactivité a considérablement diminuée, la prise peut être diminué à 1 à 2 grammes, 2 fois/jour afin d’améliorer la tolérance gastro-intestinale.
Aucun effet indésirable n'est signalé. En revanche, une constipation sévère est la plupart du temps constatée. Une coloration noirâtre des selles (anodine) est due à la couleur du Bleu de Prusse. La prise d'un laxatif léger, comme le chlorure de magnésium, peut être conseillé.


Autres chélateurs (argile, pectine, agar-agar, charbon végétal)
D'autres chélateurs sont conseillés pour éliminer la radioactivité interne: pectine, argile verte, charbon végétal, extraits d'algues marines (agar-agar).
La consommation de pectine tous les jours matin et soir peut diminuer de 60 à 90% la pollution radioactive (expériences menées en Biélorussie).

Compteur Geiger.
Acheter un compteur Geiger peut s'avérer un investissement indispensable pour déterminer avec précision  le passage d'un nuage radioactif, mais aussi pour vérifier la contamination résiduelle (peau, cheveux, aliments, sol, eau, etc..).


Contamination aérienne. 
La première mesure à prendre après un accident nucléaire est de se calfeutrer chez soi en obturant toutes les aérations et d'écouter les informations. Les retombées de particules radioactives doivent être évitées au maximum.
Si l'on prévoit une sortie à l'extérieur, il faut
 porter une tenue NBC (protection contre les risques Nucléaire, Biologique et Chimique). En pratique,  un masque antipoussière FFP3 (98% d'efficacité) et une combinaison de peintre intégrale offrent une protection satisfaisante (en vente dans les magasins de bricolage). 

Pour les victimes exposées sans protection à des poussières radioactives, le déshabillage est la règle, puis la douche. La peau et les cheveux seront copieusement lavés avec un savon tensioactif. La radioactivité résiduelle sera contrôlée au compteur Geiger après le lavage.

Contamination alimentaire. 
Après le passage d'un nuage radioactif, les particules se déposent sur le sol, l'herbe, ainsi que les fruits et légumes. Tout l'environnement est contaminé plus ou moins gravement. La pluie nettoie l'atmosphère mais augmente localement (concentre) les retombées radioactives.
Fruits et légumes  doivent être copieusement rincés à l'eau et brossés avant d'être vérifiés au compteur Geiger. Le lait des vaches doit être jeté. 
En zone fortement contaminée, il reste toujours la possibilité de s'alimenter en produits frais provenant de zones non contaminés ou d'acheter des conserves et produits congelés.
La consommation de champignons devrait être interdite pendant des dizaines d'années. 20 ans après Tchernobyl, les champignons demeurent encore des sources importantes de contamination. 

Gingko Biloba.
En prévention contre les effets de la radioactivité, le ginglo biloba est un antioxydant intéressant. Cet arbre a résisté à la pollution radioactive de la bombe d'Hiroshima. La prise de comprimés de Gingko biloba est conseillée en cas de séquelles d'irradiations sévères, troubles de la parole, vertiges, etc...

 

 

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